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Jacques de Parcevaux

Les citations et les extraits issus des registres des conseils municipaux de Saint-Urbain sont reproduits en « italique » avec leurs éventuelles fautes d’orthographe.

Une carrière militaire

Diplômé de Saint Cyr, il est affecté à la Cavalerie en 1938, et participe aux combats sur la Loire en 1940. Il participe à la campagne de Tunisie et sur fond de conflit mondial, devient capitaine d’un escadron de chars et rejoint la division Leclerc, puis l’Angleterre pour participer au Débarquement de Normandie avec les troupes alliées. Ce sera Paris ensuite et sa libération avant d’être blessé en Lorraine. Quand est signé l’armistice, il se trouve en Bavière.

Après un séjour à l’État Major, il sera nommé au commandement d’un régiment en Algérie où il restera deux ans dans la région de Constantine. Viendront alors, Besançon et Nancy, puis Nantes avant qu’il ne prenne sa retraite militaire.

Et un engagement municipal
Jacques de Parcevaux

Jacques de Parcevaux - maire de
Saint-Urbain de 1977 à 1989

Puis à son retour à Saint-Urbain, il s’engage dans la vie municipale et devient maire en mars 1977. Saint-Urbain compte alors 750 habitants et 25 exploitations agricoles de dix hectares en moyenne. Sous ses deux mandats se déroule l’accroissement de la population nécessitant ainsi le développement d’éléments structuraux que l’on retrouve en discussion au fil des registres du conseil municipal de cette période. Ainsi sont opérés tour à tour l’extension du réseau d’assainissement, notamment celle de la route de Landerneau en prévision des nouvelles habitations qu’allaient connaître le bourg, l’amélioration de l’éclairage public, la modernisation des stations d’eau et d’épuration.

La fréquentation de l’école suit la courbe démographique et en 1978 comptant 123 élèves pour une population de 753 habitants, il est décidé de mettre en place, pour 100 000 francs, deux classes mobiles pour attendre le pic prévu de 1982 à 170 élèves en attendant un ralentissement de la population. Cependant en 1982 il est décidé une classe mobile supplémentaire pour 196 713 francs, comportant une salle de classe et une salle dite polyvalente. Entre temps en 1981, l’école est munie de son préau actuel et est sécurisée par la déviation de la voie romaine passant juste devant, pour y faire un parking.

Le personnel communal s’accroît pour atteindre 7 personnes (2 à la mairie JP Guéguen et Maria Marchaland, 2 ouvriers techniques, 1 cuisinière et femme de service, 1 aide cuisinière et 1 de ménage).
En 1981, les vestiaires du terrain de foot sont montés et en 1986 la ZAD de Bellevue est ouverte. En 1987, le projet d’une salle polyvalente voit le jour : Ty Kreis-Ker qui sera inaugurée en 1988, un soir de neige.
En 1987, des terrains sont achetés en vue de l’extension d’un complexe sportif comprenant un terrain de tennis, aire d’entraînement de football, clôture périphérique et parking de 40 places.
En mars 1989, ne se représentant pas, il laissera la place de maire à René Tréguer.

Son retrait après deux mandats

Voilà ce qu’il a écrit à propos de son engagement municipal : « De ces deux mandats successifs, je ne garde que de bons souvenirs. J’avais à cœur de veiller à la bonne entente de l’équipe, malgré les divergences d’opinion. Je ne me suis pas représenté en 1989, me sentant trop âgé pour faire face à l’évolution sociale devenue si rapide.
Aujourd’hui, je suis confiant : le bocage y a été particulièrement bien conservé et le cadre de vie ne semble pas menacé. Un regret, peut-être, c’est le départ des religieuses de Créac’h Balbé qui ont exercé durant soixante ans une influence considérable sur l’éducation et l’accueil. Ma plus forte émotion fut d’avoir le plaisir, en tant que maire, de marier l’une de mes filles...
Je partage désormais ma vie entre Saint-Urbain l’été et Nantes l’hiver, entouré de près ou de loin de mes quatre enfants, quinze petits-enfants et douze arrière-petits-enfants. J’ai conscience d’avoir rempli ma mission d’élu dans la tradition familiale puisque j’étais le troisième maire de notre famille depuis 1884.
»

Jacques Marie Alain De Parcevaux, né le 5 novembre 1914, partageait son temps entre son domicile du boulevard Guist'hau à Nantes et son manoir de Beuzidou, à Saint-Urbain. Il a été fait grand officier dans l'Ordre de la Légion d'honneur au mois de mars 2009.
Jacques De Parcevaux est décédé à Nantes dans sa 95e année le 18 avril 2009.

Julien POUPON

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