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La
station d’épuration fut créée en 1974.
Les eaux usées arrivaient à la station en gravitaire. Puis,
avec le développement de la commune et les problèmes d’acheminement
de l’eau sale, on a mis en place des points de refoulement destinés à renvoyer
les eaux usées vers la station d’épuration. A la
sortie des habitations, l’eau est acheminée en gravitaire
par des canalisations convergeant vers ces points de refoulement situés
plus en bas. Il en existe au niveau de la route d’Irvillac, de
la résidence Ty Gwen (1997) et à Créach Balbé (2003).
La station est sécurisée actuelement pour 800 «équivalent
habitant » (EH). 1 EH est l’unité de mesure de la
capacité d’une usine de dépollution. Un EH est donc
la pollution moyenne rejetée par habitant et par jour, à savoir
90g de matières solides en suspension. Le réseau principal
d’assainissement fait 9 Km. 268 branchements soit 680 EH (1 maison
compte pour 2.54 EH)
FONCTIONNEMENT
DE LA STATION D’EPURATION
Le
dégrilleur : Les déchets les plus encombrants sont retenus
par les barreaux de la grille. Ils sont stockés pour être
collectés et traités.
Les eaux usées subissent le dessablage : la vitesse d’écoulement étant
lente, les matières lourdes se déposent, et une pompe aspire
le sable décanté. Les boues sont épandues sur le
terrain dit du « champ de tir » depuis 2002, plan d’épandage
agréé .
Puis l’eau subit le dégraissage et le déshuilage
: elle est soufflée et aérée, les matières
légères flottent, les graisses remontent en surface. Elles
sont récupérées par raclage pour être éliminées.
La décantation primaire se fait à vitesse lente pour déposer
les matières en suspension au fond du décanteur. Elles
forment les boues primaires.
A Saint-Urbain, le traitement secondaire est de type «aération
biologique » qui consiste à aérer l’eau dans
un bassin où des micro organismes stimulés par l’oxygène
se nourrissent des matières organiques contenues dans l’eau.
Ils se développent et s’agglomèrent dans un processus
de floculation naturelle. Le décanteur ou clarificateur assure
ensuite la séparation des boues, de l’eau épurée.
Cette eau épurée est prête à être rendue à son
milieu naturel, sauf si elle nécessite des traitements supplémentaires
suite à des analyses quotidiennes effectuées par les agents
des services techniques en fin de la chaîne de dépollution.
L’eau de la station se déverse dans le Ster Vian.
Un bilan annuel du fonctionnement des stations d'épuration est
présenté par les collectivités compétentes
dans un rapport annuel sur la qualité et le prix du service
de l'assainissement, disponible en mairie.
Chaque personne produit de 20 à 25 kg de boues sèches/an.
Les boues de stations d'épuration sont riches en matières
organiques, azote et phosphore, composants principaux des engrais.
Les tarifs communaux
Travaux à effectuer :
Hormis la rénovation de
la station, le périmètre va être grillagé et
la route menant au bourg refaite.
Les travaux de rénovation sont effectués par les entreprises
Le Du /Novello afin d’augmenter la capacité de la station à 1000
EH. Les travaux, débutés fin octobre devraient être
terminés pour la fin de l’année et la station opérationnelle
pour début janvier.
Deux structures importantes, nouvelles ont été réalisées
:
Le Bassin d'aération
C'est le cœur de la station. Le bassin contient des micro-organismes
qui, grâce à l'injection d'air, consomment la pollution dissoute
et se développent. Ce mélange forme les boues activées
(biologiques).
Le Clarificateur
L'eau traitée est séparée des boues par décantation
de celles-ci au fond du clarificateur.
Comment évolue
le prix de l'eau ?
Trois raisons concourent à une progression du prix de l'eau depuis
10 ans.
1ère raison, l'obligation pour les collectivités de mettre
en conformité leurs installations d'eau potable et d'assainissement
avec les nouvelles réglementations européennes et nationales.
(la mise en place d'un système complet d'assainissement et d'épuration
devient obligatoire pour les agglomérations de plus de 2000 habitants,
et ce d'ici 2005.)
La deuxième cause de cette augmentation s'explique par le principe "l'eau
paie l'eau".
En effet, les collectivités sont désormais tenues de traduire
strictement les dépenses et recettes des services d'eau et d'assainissement
dans des budgets spécifiques pour déterminer le coût
réel du service.
Troisième facteur d'évolution, la nécessité de
renouveler progressivement les réseaux de première génération,
vieillissants, notamment dans le cadre des travaux de réfection
de voirie.
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Les
travaux (cliquez sur les images pour les agrandir) |
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