QUI GERE L'EAU POTABLE ?
En France la commune est responsable de la distribution d'eau potable.
La moitié des communes gère directement ce service. C’est
le cas de Saint Urbain. La commune assure l'exploitation de la production
d'eau potable, entretient en permanence le réseau, organise
la relève des compteurs, et effectue des contrôles de
qualité réguliers.
L'eau du réseau public est approvisionnée par une source
naturelle d’eau potable située à l’entrée
de la commune (route de Dirinon) au lieu-dit « La source »(l’ancienne
source de Balanec). Elle fût arrangée en 1971, et se présente
dans un puits de 7 mètres de hauteur et de 3 mètres de
diamètre.
La source est alimentée par le ruissellement des eaux de pluie
provenant du nord-ouest de la commune. Ce périmètre est
protégé depuis 1996. Sa particularité est d’être
fortement urbanisée, il a donc fallu remettre en état tout
le réseau d’assainissement à ce niveau et informer
les habitants des mesures à prendre pour ne pas polluer l’eau
de ruissellement. La commune a aussi fait l’acquisition de dix
hectares de terrains dans ce périmètre pour le boiser avec
le concours de l’Office National des Forêts (ONF).
LE TRAITEMENT DE L'EAU
L'eau
brute captée en milieu naturel n'est pas toujours potable.
Elle doit subir des traitements qui la rendent "potable" c'est à dire
consommable sans risque. A Saint-Urbain, l’eau de la source subit
peu de traitement avant d’être distribuée pour la
consommation. L’eau, acide du fait de la structure de notre sol,
est ramenée à un pH neutre (proche de 7), en passant dans
de la neutralite calcaire. Une désinfection finale est effectuée
au chlore. L'eau est, à ce stade du traitement, potable. Afin
d'éviter toute prolifération bactérienne, on maintient
un léger résidu de chlore pendant le voyage dans le réseau
de distribution, jusqu'au robinet.
LA DISTRIBUTION DE L'EAU
De la source,
des pompes électriques acheminent l'eau potable
dans le haut du château d'eau, situé à mi-hauteur
de la commune, où elle est stockée. Son élévation
assure une pression suffisante dans tout le réseau et permet ainsi
d'avoir «l'eau courante». On l’avait placé à l’époque
au point culminant des zones urbanisées. Il irrigue en gravitaire
la partie de la commune qui lui est au sud. Le nord de la commune (Kerdostin,
Bodan, Penhep…) est alimenté à l’aide de surpresseurs
qui ramènent l’eau à une altitude plus élevée
que celle du château d’eau.
Le Bezidou est alimenté par Tréflévennez, et nous
alimentons 72 abonnés sur la commune de Dirinon.
Depuis 1977,
le château d’eau est relié via une canalisation
au réservoir de Pont-Ar-Bled de la CEO (compagnie de l’eau
et de l’ozone) pour pallier une pénurie d’eau, un
problème de pollution de la source, pour nettoyer ou réparer
le château d’eau. Le tuyau est ouvert quelques minutes par
jour pour y chasser l’eau stagnante.
La distribution
de l'eau potable se fait au moyen d'un réseau
de canalisations qui relient le lieu de production aux points de stockage
et d'utilisation. Ces réseaux demandent un entretien constant,
car on estime, en France, d’après l’Agence de l’eau
(http://www.eaurmc.fr) que 30% du volume transporté est perdu
(fuites, etc.). Nos voisins d’Irvillac ont été confrontés à ce
problème. Saint-Urbain ne présente pas d’anomalie
de son réseau de distribution. Un contrôle de la consommation
de l’eau partant du château d’eau globale et de la
consommation des habitants ne révèlent pas de différence
significative.
Quelques chiffres ( 28/07/04 effectué par la
DDASS) :
Captage Balanec : 90 000 m3
Réservoir de 200 m3 (150 utiles)/50 % population alimentés
par surpresseur
Réseau de distribution : 28 km
Nombre d’abonnés : 582 (dont 72 sur Dirinon)
Achat à la CEO : 8000- 10000 m3 par an en période d’étiage
Analyses ( 28/07/04 effectué par la DDASS): 1/mois à taux
de nitrates : 23 mg/L (norme supérieure = 50 mg/L). pH = 7,4 (normes
6.5- 9). Chlorures= 26,2 mg/mL (normes<250). Analyses microbiologiques
: rien à signaler. Les échantillons d’eau prélevés
depuis le point de captage, jusqu’au robinet du consommateur, sont
analysés dans des laboratoires agréés par le Ministère.
SURVEILLANCE PERMANENTE
Qualité de l'eau est soumise à un double contrôle.
Le contrôle des pouvoirs publics : il est effectué par la
DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales),
sous l'autorité du préfet, à partir de prélèvements
réalisés sur tous les réseaux. Le but de ces contrôles
est de vérifier la qualité de l'eau, avant et après
traitement, et aux points de distribution. Les résultats de ces
analyses sont communiqués aux autorités locales, responsables
de la qualité de l'eau.
Le contrôle communal de service des eaux : les agents techniques
contrôlent en permanence la qualité de l'eau distribuée
et vérifient qu'elle correspond aux critères légaux.
Travaux à effectuer sur la station d’eau
:
La fresque du château d’eau a été refaite.
Une reprise de la conduite (augmentation de diamètre)
route de Balanec et Kerdostin va être effectuée pour l’amélioration
de l’alimentation route de Penhep et Penhep. Le lotissement Ty-Groas
(actuellement en gravitaire) va être alimenté à l’aide
du réseau surpressé, en tirant une conduite plus large
(110), de l'abribus de la voie romaine, à l'angle de la route
de Kersulec (à prévoir pour fin de l'année), pour
améliorer
la pression.
Une borne incendie va être installée route d'Irvillac, à l'angle
de la nouvelle voie (entre Pen-Ar Dorguen et route d'Irvillac).
La station eau propre est en réhabilitation. Le marché est
accordé à l’entreprise LE DU. La voirie d'accès
sera aménagée pour la manœuvre des véhicules
lourds. La clôture est à refaire et le portail est à changer.
En France, chaque habitant consomme en moyenne par jour 150 litres d'eau.
- Quand il se douche : 30 à 80 litres.
- Mais s'il prend un bain : 150 à 200 litres.
- Quand il utilise le lave-vaisselle : 25 à 40 litres.
- Et le lave-linge : 70 à 120 litres.
- Une chasse d'eau consomme en moyenne 10 litres.
- Et le lavage d'une voiture nécessite environ 200 litres.