Située à 7 kilomètres au sud de Landerneau, en bordure des Monts d’Arrée, la commune de Saint-Urbain compte depuis 2004 environ 1 500 habitants. D’une superficie actuelle de 1 521 hectares, la commune s’étend du plateau de Ploudiry, à environ 180 mètres d’altitude jusqu’au viaduc de chemin de fer, à quelques mètres au dessus du niveau de la mer. Son relief est vallonné, entaillé par de nombreux ruisseaux qui se jettent tous dans la Mignonne, limite naturelle entre Saint-Urbain et Irvillac. Un autre ruisseau, le Steir, sépare Saint-Urbain de Dirinon. La Commune résulte de la réunion en 1793 des deux anciennes trèves de Dirinon : Trevarn et Saint-Urbain. Son origine remonte aux Vème – VIème siècles à l’arrivée en Bretagne d’immigrants venant du pays de Galles ou de Cornouailles. Deux moines BAHARN et URVAN se seraient établis aux lieux qui allaient devenir Trevarn, le village de Baharn et Lannurvan, francisé en Saint-Urbain. Des haches de pierre polie ont été découvertes en divers points de la commune. Des scories de fonderie, marques d’une industrie sidérurgique locale, pouvant dater d’une période comprise entre l’âge du fer et le haut moyen âge, se retrouvent aussi dans certains champs. Ces vestiges sont les indices d’une présence humaine très ancienne. Des morceaux de tuiles et de briques romaines jonchent le sol aux environs des villages de Trevarn et de Beuzidou. Ce dernier village est situé à proximité d’une des voies romaines que traversent le territoire de Saint-Urbain, son nom vient de «beuz», le buis, que les légionnaires romains plantaient sur leur passage.
Longtemps l’agriculture a été prédominante, la culture du lin et le tissage ont été florissants dans les siècles passés. Aujourd’hui, comme partout, le nombre d’exploitations agricoles a fortement baissé mais leurs surfaces ont augmenté. Il ne reste à Saint-Urbain qu’une quinzaine de fermes. La plupart d’entre-elles se sont spécialisées : bêtes à viande, production laitière, élevages porcins et avicoles, culture de pommes de terre, échalotes ou céréales. Les moulins de la commune se sont arrêtés à tout jamais il y a quelques décennies. Certains ont été restaurés, les autres sont en ruines. Le four à chaux, ruiné lui aussi, construit en 1927, élève sa tour de section carrée en bordure de la route de Tréflévénez. Alimenté par un transporteur aérien en calcaire provenant d’un gisement situé de l'autre côté de la Mignonne, il s’est éteint en 1960. Des gisements
de kaolin ont été exploités à Kersulec
et près de Kerbaol. Celui de Kersulec a été utilisé par
la faïencerie de Daoulas et celui de Kerbaol envoyé sous
forme d’une solution fluide par des canalisations jusqu’à la
briqueterie de Landerneau. |