Commune de Saint-Urbain
 
AMIS DE TREVARN ET DU PATRIMOINE

L’association, loi de 1901, a été créée en 1991 par des habitants de la commune pour œuvrer à la sauvegarde et à l’entretien de la chapelle de Trévarn et plus généralement du patrimoine sous toutes ses formes.

L’association s’intéresse au  patrimoine « matériel » : chapelle, chemins, fours, kanndi… Elle étudie le patrimoine écrit : registres des baptêmes, mariages et sépultures de l’ancien régime et  registres d’état civil, inventaires après décès, cadastre napoléonien. Elle travaille en lien avec d’autres associations de la communauté des communes du Pays de Landerneau Daoulas (Dourdon, Dec’h hizio ha warc’hoaz, Mein a diri). Elle compte aujourd’hui une quinzaine de membres.

Chapelle de Trévarn


Les activités :
La réfection de la chapelle de Trevarn est menée en collaboration étroite avec la municipalité.
Un drain ceinturant l’édifice a permis d’assécher les murs. Le clocher, le plancher, la charpente et les murs ont été remis en état. Le calvaire a également été restauré.
Les vitraux ont été fabriqués par les membres de l’association.
L’association et la municipalité nettoient et balisent des circuits pédestres.
Une randonnée est organisée gratuitement tous les ans, le premier dimanche après Pâques. Un goûter, destiné à financer l’association, est proposé à tous : marcheurs et non-marcheurs.
L’association a présenté trois expositions : « 350 ans d’histoire », à partir des BMS, « la Terre et les Hommes» basée sur le cadastre napoléonien. La dernière exposition « Au temps du lin », réalisée à partir du dépouillement des inventaires après décès, a mis en évidence l’importance de la culture, du travail du lin et du commerce des toiles jusqu’à la Révolution. Elle a attiré plus de 450 visiteurs.

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Randonnée de Trevarn
Dimanche 19 avril 2009

Deux possibilités :

  • Départ le matin à 10h30, pour un circuit d’une vingtaine de kilomètres, pique-nique tiré du sac.
  • Départs l’après-midi entre 13h30 et 14h pour 8 à 10 km.

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Contact : si vous vous intéressez au patrimoine local ou si vous voulez apporter votre aide, vous pouvez contacter Jean-Luc RICHARD au 02 98 25 01 71.


Trevarn, une chapelle de Bretagne.
Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle la chapelle de Trevarn est en réalité une église trèviale, succursale de la paroisse-mère de Dirinon, au même titre que Saint-Urbain.
Les baptêmes, mariages et sépultures des habitants des villages qui dépendent de Trevarn sont inscrits dans les registres paroissiaux. Les enfants sont baptisés dans les fonts baptismaux datés de 1666.
Si l’on se fie aux différentes dates portées par l’édifice : 1682 sous la galerie du clocher, 1700 et 1701 sur le transept sud, 1683 et 1701 sur les sablières de la nef et du chœur, le bâtiment est de la fin du XVIIème siècle.
En réalité l’église est beaucoup plus ancienne et ces dates sont celles des derniers travaux qui lui ont donné son aspect actuel.
On peut faire remonter l’existence d’un lieu de culte chrétien à cet endroit vers les Vème –VIème siècles avec l’arrivée des immigrants venus d’Outre-Manche, du pays de Galles ou de Cornouailles. La forme quasi circulaire de l’enclos est typique du pays de Galles.
En 1172, dans l’acte de fondation de l’abbaye de Daoulas, mention est faite de l’église de Sancti Baharni, saint Baharn, qui est à l’origine du nom de Trevarn.
Différents actes datés font état de l’existence de l’église de Trevarn.
L’édifice actuel est en forme de croix latine avec chevet à pans coupés.
La charpente, visible, a été entièrement remaniée à la suite de graves désordres constatés en 1997. Sa réfection s’est terminée en 2004.
Sur les sablières, outre les dates déjà mentionnées, on peut lire les noms de marguilliers et de fabriciens (responsables financiers de la trève).
La statuaire est en bois polychrome.
Une Vierge à l’enfant est dans le transept sud, saint Joseph dans le transept nord.
Le retable du Rosaire est dû à l’atelier de Jean Bertouloux vers 1680. Il manque deux médaillons. Le tableau représente différents épisodes de la vie du Christ, la partie inférieure est remplacée par une inscription en breton.
La niche droite abrite le groupe de saint Yves, du riche et du pauvre, celle de gauche la Vierge et saint Anne. Au-dessus figurent deux évêques. Deux personnages, peut-être une Annonciation, surmontent le tout.
La partie centrale du maître-autel date du XVIIème siècle. Les deux côtés sont plus récents ainsi que l’indique la date peinte. Dans la niche de droite se trouve saint Etienne, dans celle de gauche une pietà. Une Ascension domine le tout.
Sur le sol on remarque plusieurs dalles funéraires. Celles des prêtres sont reconnaissables à la présence d’un calice.
Les plus récentes, au milieu de la nef, proviennent du cimetière de Saint-Urbain.
Les plus anciennes sont dans le transept et sur le mur du clocher.
Sur le placître, le calvaire du milieu du XVIème siècle, porte sur le fût les écots de l’arbre de vie souvent assimilés aux bubons de la peste.
Il a été restauré par Roland Doré (décédé à Plouedern en 1663) à qui l’on doit le Christ en Croix. Ce sculpteur a également remanié la tête de saint Jean et refait celle de la sainte Femme de gauche de la pietà.
En 1995, grâce au prix du concours « Un Patrimoine pour Demain » organisé par le Pèlerin-Magazine et l’association Notre-Dame de la Source il a pu être entièrement restauré.
En contre-bas de la chapelle, la fontaine de dévotion abrite une statue de la Vierge qui était habillée pour le pardon. Sa présence peut accréditer l’hypothèse d’une implantation sur un ancien lieu druidique.

Quelques questions

A proximité de Trevarn, sur une colline nommée dans le cadastre de 1826 « run ar baniel » (la colline de la bannière), de très nombreux débris de briques et de tuiles romaines témoignent de l’implantation ancienne d’un établissement romain. La colline qui domine la vallée de la Mignonne est une position stratégique pour surveiller la rivière de Daoulas.
La présence de deux villages proches l’un de l’autre Guernevez l’Haridon et Guernevez Pont Quellennec (guernevez : nouveau village) peut être expliquée par un village disparu depuis fort longtemps, situé entre Kerguelen et Guernevez l’Haridon,, run ar Hoël.
Le terme de « hoël » désigne la forge. Doit-il être mis en relation avec les parcelles nommées « parc ar forn » (le champ du four) à Trevarn, éloignées des habitations ? Le mot four doit être pris ici dans le sens de « bas fourneau » pour l’élaboration du fer.
Les questions sur le passé de Trevarn et son environnement sont nombreuses. Il faut espérer que certaines trouveront un jour une explication. Quant aux autres, il est permis de laisser courir notre imagination…

 

Article "Intrigues autour de la chapelle de trevarn"

Travaux de rénovation de la chapelle de Trévarn
Inauguration des nouvelles portes
Liste des associations