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La gestion de l'eau

Provenance de l’eau

Captage la source

Captage au lieudit « La source »

La source

L’eau distribuée à Saint-Urbain est pompée au lieu dit « la source », derrière la résidence rurale.
Elle est puisée dans une nappe souterraine à quelques mètres de profondeur d’où surgissait une source déjà exploitée depuis les années 1930 (voir l'article sur l'adduction d'eau potable). Toute la zone dite « de captage » est protégée par des plantations, l’interdiction d’utilisation de pesticides et une inscription particulière au PLU.
L’eau est gérée par la commune, en régie municipale.

Traitement et distribution

Cette eau est relevée par deux grosses pompes dans le puits creusé au droit de la source.

station eau

Elle passe dans un aérateur ou elle va perdre une partie des gaz dissous, en particulier le gaz carbonique. Comme l'eau de la source est trop douce, elle est filtrée dans deux grosses cuves remplies de maërlNote_1 où elle se débarrasse de ses impuretés et des matières en suspension résiduelles.
Au contact du maërl des cuves, elle va se charger en carbonate de calcium et devenir plus dure. L'eau trop douce est corrosive et favorise les fuites dans les canalisations, ce qui provoque le développement des bactéries. À l'inverse, l'eau trop dure entartre les tuyaux et les machines (dépôts de calcaire) et diminue les propriétés détergentes des lessives et des savons. Il faut donc trouver un bon compromis entre les deux. Le titre hydrotimétrique (TH)Note_2 visé est de 8 à 10 °f (degré français)Note_3.
Elle est ensuite désinfectée par du chlore et analysée en permanence (pH, TH, température, chlore, ...) par un automate avant d’être remontée jusqu’au château d’eau, situé en bordure de la voie romaine à Balanec, à l’aide de pompes électriques.
C’est en sortie de la station de pompage que le volume d’eau puisée est mesuré par un compteur.

chateau_eau

Le chateau d'eau à Balanec

Du château d’eau, elle descend jusqu’aux abonnées par gravité. Pour les abonnées situés plus haut que le château d’eau (Kerdostin, Bodan, Penhep, ...), des pompes dites de « surpression » refoulent cette eau jusqu’à leur habitation.

Dans le cas où le débit de la source devient insuffisant, un complément est fourni par « le syndicat de l’eau » provenant de la station de Pont ar Bled sur la commune de Plouédern qui pompe l’eau de l’Elorn. Cette eau, mesurée par un second compteur, se déverse directement dans le château d’eau par l’ouverture automatique d’une vanne lorsque le niveau dans la cuve est trop bas. Pour éviter que l’eau ne stagne dans ces tuyaux, une purge manuelle est effectuée chaque jour.
Un compteur situé dans l'enceinte du château d'eau mesure le volume d'eau distribué par le réseau gravitaire et un second compteur mesure celui envoyé sur le réseau surpressé.

Après utilisation, les eaux sales sont collectées par le réseau d’assainissement et traitées à la station d’épuration située au bout de la rue de la Fontaine, un peu plus bas que le captage. Elle est traitée par un procédé de « boues activées » avant d’être rejetée dans le ruisseau Ster Vian qui est un affluent de la rivière de Daoulas.
Ceci ne concerne bien sûr que les habitations qui sont reliées au réseau d’assainissement collectif.

Le maërl (voir paragraphe suivant)

Le maërl est utilisé dans les stations de distribution d’eau potable pour reminéraliser l’eau acide et la rendre moins agressive. L’eau du captage de notre commune est, comme beaucoup de sources dans les régions granitiques et volcaniques, naturellement acide. Son pH (potentiel en hydrogène) varie entre 5,1 et 6,1 suivant les années. Or une directive européenne de 1998 (directive n° 98/83/CE) impose un pH compris entre 6,5 et 9.
La solution utilisée actuellement est d’aérer l’eau du captage pour ôter le maximum de CO2 puis de la faire passer à travers une cuve de maërl pour remonter son pH à 7 - 8 et avoir ainsi une eau douce, conforme à la réglementation.

Le maërl est constitué de débris d'algues marines riches en calcaire, en magnésium, fer et oligo-éléments. C’est un matériau idéal pour reminéraliser l’eau. Il est extrait principalement des fosses des Glénan. Mais le volume d’extraction du maërl (12000 tonnes en 2006) ne permet pas le renouvellement de l’algue dont il est issu. Pour préserver la ressource, un arrêté préfectoral du 17 octobre 2005 interdit son exploitation en 2011. Il faut donc trouver une solution de remplacement.

L’avantage du maërl, outre son faible coût, est qu’il offre une grande surface d’échange avec l’eau qui peut se charger rapidement en calcaire à son contact. La plupart des matériaux de remplacement ont une surface d’échange plus faible et demandent donc un temps de passage plus long sur le matériau, ce qui se traduit par un volume des cuves plus important et peut amener à modifier le bâtiment abritant l’installation actuelle. Les produits de substitution envisagés sont les calcaires terrestres et des produits de synthèse qui ont tous des contraintes plus grandes que le maërl.

Remplacement du maërl

Depuis avril 2015 le maërl est remplacé par du calcaire terrestre. Les études effectuées ont montré que le changement des cuves contenant le maërl n'est pas nécessaire car elles semblent assez grandes pour contenir le calcaire de remplacement. Des analyses seront effectuées pour vérifier ces calculs.

Consommations et coûts 2013

En 2013 les 688 abonnés de Saint-Urbain ont consommé 75266 m3 d’eau.
En moyenne chaque abonné a consommé 110 m3 d’eau, mais la consommation médiane est de 78 m3. La consommation médiane correspond à un volume tel que la moitié des abonnés consomme moins que cette valeur et l'autre moitié consomme plus que cette valeur. Cette notion de médiane représente mieux la consommation que la valeur moyenne lorsqu'il y a quelques très gros consommateurs, comme c'est le cas sur la commune.
Le château d’eau, d’une capacité de cuve de 150 m3, a débité en moyenne 206 m3 d’eau par jour.

Avec les nouveaux tarifs 2013, un abonné « médian » consommant 80 m3 par an, paiera 137,20 € dont 112,40 € pour la commune et 24,80 € de redevance pollution pour l'agence de l'eau. Cet abonné paie donc 1,72 € le mètre cube toutes taxes comprises.
Les différentes études sur le prix de l'eau comparent toujours les données pour une consommation de 120 m3 par abonné alors que la consommation médiane a beaucoup diminué au cours des 20 dernières années pour se situer autour de 80 m3.
Un abonné fictif de Saint-Urbain qui consommerait 120 m3 par an, paierait 189,60 € dont 152,40 € au service de l'eau de la commune, ce qui lui ferait un coût total de 1,58 € par mètre cube. Avec ces données, vous pouvez comparer le prix de l'eau dans différentes communes ou au prix moyen sur un département ou une région.

Facturation de l'eau

Depuis 2013, la facturation évolue sous l'effet de plusieurs facteurs.
L'évolution de la réglementation, le passage en intercommunalité de l'assainissement, la volonté de certains élus de revoir les barèmes de facturation ont poussé le conseil municipal à revoir entièrement cette facturation.
Vous pouvez payer vos factures d'eau par prélèvement automatique (voir les modalités ici).

Les principes de facturation

Suite aux délibérations du conseil municipal, les principes suivants ont été retenus :

À noter que, conformément à la loi, le budget de l'eau est indépendant du budget communal : « l’eau paye l’eau ». Ceci implique que les tarifs de l'eau doivent être suffisants pour équilibrer les comptes car ce sont les seules recettes de ce budget. Il doit aussi avoir quelques réserves pour pouvoir couvrir les investissements nécessaires.

Les différents éléments de la facture

La facture comporte les éléments suivants :

À noter que les communes de moins de 3000 habitants peuvent ne pas percevoir la TVA sur le service de l'eau. C'est cette option qui a été retenue chez nous.
Les tarifs votés chaque année sont consultables à la rubrique Services.

Pour les abonnés qui ont un assainissement collectif, cette année, leur facture d'assainissement est commune avec leur facture d'eau bien que l'assainissement ne soit plus un service communal.
Dans ce cas, la facture comporte les éléments supplémentaires suivants :

Le règlement

Conformément au principe retenu par le conseil, un règlement a été édité. Les nouveaux abonnés reçoivent un exemplaire au moment de leur inscription. Pour les anciens abonnés, c'est le payement de la première facture après la diffusion du règlement qui vaut acceptation de ce règlement.
Il est disponible à la mairie et également téléchargeable ici : Règlement de l’eau en gestion communale - taille du fichier 138 ko.

Analyses de l’eau distribuée

Deux types d’analyses - obligatoires - sont effectuées régulièrement au point de captage (production) ou en sortie du château d’eau (distribution). Les prélèvements relatifs à la distribution de l'eau sont souvent effectués dans des lieux comme la mairie ou l'école de la commune. Au total, plus de 170 paramètres et substances différents ont été analysés depuis 1998.
Vous pouvez retrouver toutes les analyses effectuées sur la commune sur le site du ministère des Affaires sociales et de la Santé en sélectionnant la région, puis dans le nouvel onglet, le département et la commune.

L’analyse bactériologique

Elle permet de détecter les organismes pathogènes tels que bactéries, virus et parasites qui peuvent provoquer des maladies graves. Une eau potable ne doit pas contenir un seul de ces germes (coliformes et streptocoques fécaux, salmonelles) ou alors en très faibles quantités (germes aérobies revivifiables).

L’analyse physico-chimique

Elle comprend la mesure des paramètres physiques, des sels dissous, des substances toxiques et des substances indésirablesNote_4.
De nombreux paramètres physiques sont mesurés, soit à la source, soit en un point de distribution. Le tableau ci-dessous liste quelques uns de ces paramètres.

Paramètres
Valeur St-Urbain Valeurs limites
Coloration
< 5 mg/l Pt
≤ 15 mg/l Pt
Conductivité à 25°C
264 µS/cm
entre 200 et 1100
Odeur (*) 0 -
potentiel Hydrogène (pH) 8 entre 6,5 et 9
Radioactivité alpha 0,04 Bq/l -
Radioactivité beta 0,26 Bq/l -
Saveur (*) 0 -
Température 14 °C < 25 °C
Titre hydrotimétrique (TH)   8°f -
        Note : le signe < devant la valeur signifie « inférieur au seuil mesurable par les instruments utilisés ».
           (*) : ces valeurs sont uniquement qualitatives.

On peut noter le pH = 8 qui indique que l’eau est neutre (en fait très légèrement basique - l'eau neutre a un pH de 7).
La dureté de l'eau (TH = 8 °f) est aussi un paramètre important en pratique car il permet de régler correctement les lave-vaisselle par exemple. Cette valeur indique une eau douce, très peu calcaire.

L’analyse des sels dissous correspond à peu près à ce que l’on trouve sur les étiquettes des bouteilles d’eau. Le tableau suivant montre les valeurs principales pour notre commune et les valeurs maximales européennes autorisées exprimées en milligrammes par litre.

Sels en mg/l Valeur St-Urbain Valeur max
Aluminium (Al 3+ ) 0,021 0,2
Calcium (Ca 2+ ) 26 pas de max
Chlorures (Cl - ) 24 250
Magnésium (Mg 2+ ) 5,8 50
Potassium (K + ) 2,7 12
Sodium (Na +) 15 200
Sulfates (SO - ) 13 250

L’analyse des substances toxiques montre que leur niveau est très bas par rapport aux normes européennes comme l’indique le tableau suivant où l’on a répertorié les substances les plus courantes. Les valeurs sont exprimées en microgrammes par litre.

Toxiques en μg/l Valeur St-Urbain Valeur max
Arsenic (As) <2 10
Cadmium (Cd 2+)(*) <0,5 5
Nickel (Ni)(*) <5 50
Phosphore (P)(*) 30 5000
Plomb (Pb)(*) <5 50
         Note : le signe < devant la valeur signifie « inférieur au seuil mesurable par les instruments utilisés ».
            (*)  : valeurs d'une analyse plus ancienne.

Les substances classées indésirables peuvent avoir une incidence sur la santé à long terme mais sont tolérées en faible quantité. Les principales sont représentées ici, les valeurs étant exprimées en microgrammes par litre.

Indésirables en μg/l Valeur St-Urbain Valeur max
Ammonium (NH4+ ) <50 100
Cuivre soluble (Cu)(*) <5 1000
Fer soluble (Fe) 8 200
Fluor (F) 75 1500
Manganèse (Mn) <1 50
Nitrates (NO3- ) 19 000 50 000
Nitrites (NO2- ) <10 500

Les pesticides, en tant que substances indésirables, sont classés à part car c’est un arrêté ministériel (du 11 janvier 2007) qui fixe les concentrations maximales dans l’eau du robinet : 0,1 microgramme par litre (μg/l) par pesticide et 0,5 μg/l pour l’ensemble des pesticides répertoriés. Ces analyses pour Saint-Urbain donnent des valeurs très en dessous des seuils mesurables (par les appareils utilisés) : soit < 0,02 μg/l pour l’alachlore, l’atrazine, le diuron, l’isoproturon et la simazine et < 0,05 μg/l pour le glyphosate et son premier produit de dégradation, l’AMPA.

Ces analyses montrent que notre eau est de très bonne qualité et peut être bue sans modération. La seule ombre au tableau concerne le phosphore et les nitrates, tous deux issus de l’agriculture dont les niveaux devront baisser dans l’avenir.



1.  ↑ : Le maërl est constitué de débris d'algues marines riches en calcaire. Il permet la reminéralisation, la correction du pH et de l'agressivité de l'eau.
Ce maërl est nettoyé tous les 2 mois et changé tous les 6 mois.
Son exploitation sur le site des Glénan est interdite depuis 2011 car l’espèce est fortement menacée de disparition. Il sera bientôt remplacé par d'autres produits. 
2.  ↑ : Le titre hydrotimétrique (ou dureté) est l’indicateur de la minéralisation de l’eau. Elle est surtout due aux ions calcium et magnésium.
3.  ↑ : Le degré français (°f ou °fH) correspond à une concentration de 10 milligrammes de carbonate de calcium (CaCO3) par litre d'eau.
4.  ↑ : Les données sont celles de juin 2013. Elles peuvent être comparées à celles de mars 2010 parues dans le bulletin d'avril 2010. Elles sont données ici à titre d'illustration.

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